Les enfants de la terre – T.2 : La Vallée des Chevaux de J-M Auel

C’est avec grand plaisir que j’ai poursuivi la lecture de cette saga, dont j’avais lu le tome 1 en décembre!

Synopsis : Passé la surprise et l’émerveillement suscités par Ayla, la jeune étrangère aux cheveux blonds qu’ils ont recueillie, les hommes du  » clan de l’ours  » ont pris peur de ses dons extraordinaires.
Parce qu’elle prétend chasser comme les hommes, parce qu’elle sait rire et pleurer, éprouve des sentiments inconnus d’eux, parce qu’elle voudrait garder son enfant pour elle seule enfin, Ayla sera maudite et exilée.  » Pars à la recherche de ton peuple, lui a dit Iza la guérisseuse. Va vers le nord, retrouve ton clan et un compagnon. » Un long voyage solitaire commence, au bout duquel Ayla rencontre deux jeunes gens insouciants et aventureux.
L’un d’eux est Jondalar. Comme elle, il est blond et ses yeux sont bleus.

Une seule chose : coup de coeur !!!

Voilà, cette expression résume bien mon ressenti après la lecture de ce magnifique deuxième tome où nous retrouvons Ayla, chassée du clan des hommes de néandertal et qui doit désormais compter sur elle-même pour survivre et tenter de retrouver les siens, les Homo Sapiens…

La première partie du livre nous conte le périple d’Ayla, qui, pleine de courage, survit tant bien que mal à la vie en solitaire qui lui est réservée, avec en parallèle, l’histoire de Thonolan et Jondalar, deux frères dont le dernier a décidé de suivre son petit frère dans un long voyage visant à rejoindre la Grande Terre Mère…

Au fil du texte, on se rend compte que ces deux histoires vont se recouper à un moment donné… Dans la description des sentiments, des paysages parcourus, des rêves et cauchemars faits par les personnages, on imagine à chaque page que la rencontre est proche…

Avant cette rencontre tant attendue, deux modes de vie différents sont décrits, pour mon plus grand plaisir :

Il y a tout d’abord Thonolan et Jondalar, deux frères faisant partie du clan des Zelandonii et qui parcourent le « monde » à la découverte d’autres peuples, parmi lesquelles les Losadunaï, les S’Armunaï et les superbes Sharamudoï, rassemblement des peuples Shamudoi (chasseurs de chamois) et Ramudoi (peuple du fleuve). J’ai été réellement fasciné par les relations existant entre ces deux peuples et leur permettant de trouver une vie en paix commune malgré leurs différences, tout simplement beau, et qui ont par ailleurs une superbe définition de l’amour : « les arbres étroitement entrelacés »représentent des couples d’amoureux ». Si on coupe un des deux arbres, il arrive que l’autre meurt ». N’est-ce pas poétique?

En parallèle, on a donc la jeune Ayla, qui apprend peu à peu à vivre seule. Par chance, peut être grâce au fort esprit du lion des cavernes qui la protège, elle a trouvé une grotte donnant sur une superbe vallée, où vivent des chevaux et où elle pourra tenter de vivre quelques temps, avant de reprendre le chemin pour retrouver son peuple, comme Iza, sa mère adoptive chez le Clan de l’ours des cavernes, lui a conseillé de faire… C’est dans cette vallée que la plus grande partie de l’histoire se passera, d’où le titre du livre ;)… J’ai véritablement été passionné par le récit de son évolution : Ayla va de découvertes en découvertes, et le plus intense dans tout ça, c’est que j’ai vraiment visualisé l’évolution que notre espèce a eu, à travers les actions d’Ayla, ce qui m’a vraiment touché, j’ai trouvé cela très émouvant, avec notamment :
– l’invention du piège,
– la découverte du dressage des bêtes, lorsqu’Ayla recueille une jeune pouline et un petit lionceau,
– par la suite, la découverte de la montée à cheval, ce qui lui permettra d’améliorer considérablement ses parties de chasses,
– la découverte du rire, le rire étant banni du clan de l’ours des cavernes, Ayla étant la seule du clan, car différente, à pouvoir rire,
– la prise de conscience de l’évolution de l’homme par Ayla… captivant!

A la suite de ses deux récits parallèles, l’inévitable survient!! LA rencontre! Au cours d’une de ses nombreuses escapades dans les steppes, Ayla découvre un jeune homme inconscient, le jeune Jondalar… Etant guérisseuse par le biais d’Iza, Ayla décide de la ramener à sa caverne, grâce à Whinney, sa jeune pouline devenue jument, et de le soigner… Vient alors le moment où Jondalar se réveille de ce long sommeil et qu’il couvre une superbe jeune femme… Il décide alors de lui parler et de la remercier vivement de l’avoir sauvé… Problème : Ayla ne comprend pas ce qu’il dit et ne sais pas parler. Elle vivait, dans le clan de l’ours des cavernes, chez les « Têtes Plates » selon Jondalar, qui sont des animaux…

Une certaine complicité naît entre ces deux jeunes gens et Jondalar veut remercier Ayla de l’avoir sauvé. Il décide alors de lui apprendre à parler et à s’exprimer comme elle devrait le faire, car descendante du même peuple que Jondalar… Les premiers moments sont difficiles, mais Ayla apprend vite et elle retrouve vite les automatismes de sa plus tendre enfance pour dialoguer avec ce jeune homme qu’elle trouve si beau et duquel elle s’attache fatalement, ayant vécue seule pendant plusieurs années…

De nombreux évènements se produisent entre eux, une incompréhension mutuelle quant à leur attirance mutuelle, Ayla croyant qu’elle est « grande et laide » et donc repoussante, Jondalar n’osant pas la toucher de peur de la blesser et croyant qu’elle l’héritière de la Grande Terre Mère… Arrivent alors de nombreux moments de doutes où l’on aimerait être l’entremetteur et leur dire à tous les deux qu’ils veulent la même chose…

Une somptueuse histoire de découverte de l’un et de l’autre se met en marche durant toute la dernière partie du récit, avec notamment la découverte pour Ayla des « plaisirs sexuels » avec Jondalar, elle qui avait été abusée par Broud dans le premier tome… S’en suivent de nombreux moments intimes et une certaine complicité de vie commune, notamment dans la pratique de la chasse, où j’ai apprécié la description amenant à comprendre que l’ancêtre du tir à l’arc aurait été inventé à cette époque!

Un livre qui se termine sur une très belle note d’espoir et qui donne nécessairement envie de lire le tome 3! Un véritable coup de coeur, je suis réellement touché par l’histoire, tant par l’évolution d’Ayla et de ses découvertes que par la relation très forte qui se noue entre elle et Jondalar…

J’ai organisé cette lecture commune avec quelques camarades  de Livraddict dont vous pourrez aller voir les avis par ici : Véro, Petit speculoos, Gustave le chat

Enfin, je termine cet avis par une nouvelle « rubrique » : la découverte de nouveaux mots pour moi (et oui, ça arrive! Merci à la lecture de m’en apprendre tous les jours d’ailleurs). Voici donc ce que j’ai découvert ici : pubescent, une ombelle, une gaffe, un pagne, une forme dite émondée, un onagre, astringente, un merrain, licol, gracile

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4 commentaires pour Les enfants de la terre – T.2 : La Vallée des Chevaux de J-M Auel

  1. Iani dit :

    Dis-voir, j’ai moi aussi lu le premier tome en décembre dernier, et j’ai oublié pas mal d’éléments de l’histoire. Est-ce que ça a été difficile de se remettre dans le tome 2 ?
    Parce que j’avais beaucoup aimé le premier tome mais je n’aurais pas le courage de le relire avant de lire le deuxième tome…
    Merci !

  2. Ping : La vallée des chevaux « Les lectures de Gustave le chat

  3. Solange dit :

    Très intéressante saga. Jean Auel, bien avant les scientifiques avait eu le pressentiment de ces relations entre homo neanderthalis et Homo sapiens. Après les 3 premiers tomes, je dois cependant dire que j’ai saturé quelque peu. Mais je pense que je vais m’y remettre.

  4. Ping : « Les enfants de la terre, T2 : La vallée des chevaux  de Jean-Marie Auel « Pages après pages

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